La quille pour l’instituteur Alain Grienenberger


08 juillet 2016


 

Les élèves avaient préparé morceau à la flûte et chanson pour leur instituteur qui vient de prendre sa retraite. Photos L’Alsace/M.C.

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Les élèves avaient préparé morceau à la flûte et chanson pour leur instituteur qui vient de prendre sa retraite. Photos L’Alsace/M.C.
Alain Grienenberger, jeune retraité de l’Éducation nationale et médaillé de la vie associative par le conseil départemental. Photo L’Alsace

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Alain Grienenberger, jeune retraité de l’Éducation nationale et médaillé de la vie associative par le conseil départemental. Photo L’Alsace
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« Nous sommes aujourd’hui près de 150 personnes réunies pour célébrer le départ à la retraite d’un monument des Cardamines qui enseigne à Eteimbes depuis vingt-six années, je veux bien sûr parler d’Alain Grienenberger ». Autour de Joël Wies, maire de Saint-Cosme et porteur d’un discours élogieux et rempli d’anecdotes dédié Alain Grienenberger, le nouveau retraité, on trouvait Fabienne Orlandi, conseillère départementale, Madame Hess, marraine de l’école des Cardamines, les maires, adjoints et anciens maires d’Eteimbes, Bréchaumont, Bellemagny et Bretten, enseignants et anciens collègues d’Alain, Michel Pernot, président des donneurs de sang de Ballersdorf, élèves, anciens élèves et parents d’élèves, famille et amis d’Alain, tous réunis pour une belle réception en l’honneur d’une figure emblématique du village.

Accueilli en musique par le groupe « Citoyens du Monde », qui a d’ailleurs réadapté une chanson de Bénabar à son intention, Alain Grienenberger a écouté avec émotion les allocutions qui lui étaient destinées. Tout d’abord celui de Joël Wies qui est revenu sur son parcours professionnel débuté en 1978 à l’école primaire Henri-Matisse 1 de Mulhouse, pour rejoindre en 1980 l’école élémentaire Cour de Lorraine de Mulhouse, en 1981 l’école élémentaire de Baldersheim, en 1989 l’école primaire intercommunale de Wolfersdorf, en 1990 l’école primaire d’Eteimbes et en 1998 l’école primaire intercommunale les Cardamines d’Eteimbes.

« Durant des années, Alain a préparé très sérieusement nos jeunes CM1/CM2 à affronter les années collège […] Ce n’est pas par hasard que nos enfants se retrouvent aux avant-postes des classements des élèves de 6e ! » Le jeune retraité a également été footballeur à Ballersdorf ainsi qu’entraîneur des jeunes de l’ASB de 1990 à 1998, puis de 2001 à 2005. Il est membre de l’Amicale des donneurs de sang de Ballersdorf depuis sa création en 1986 et son secrétaire depuis plus de vingt-cinq ans.

Un homme attaché aux valeurs

Alain Grienenberger a trois enfants qui ont été, bien entendu, ses élèves. C’est son fils Jérémie qui s’est adressé à son père, mais aussi à l’instituteur que ses sœurs et lui ne savaient pas comment appeler en classe pour ne pas être la risée de leurs camarades. « On ne l’appelait pas ! » , explique le jeune homme avant d’évoquer toutes les valeurs de l’homme qui les a amenés à ce qu’ils sont devenus aujourd’hui. Quant à Michel Pernot, il a rappelé l’investissement important d’Alain au sein de l’amicale des donneurs de sang ainsi que l’altruisme qui le caractérise. Pour terminer, Fabienne Orlandi a comparé Alain Grienenberger à Joseph, père de Marcel Pagnol, qui fut également instituteur, pour leurs valeurs communes : moralité civique à toute épreuve, générosité, sens aigu de la responsabilité, abnégation pour les grandes causes, amour indéfectible pour son terroir, attachements réciproques à la famille, à la nature, pratique sportive, amitié, sens de la convivialité, malice et humour. « Il n’est pas besoin d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer » , conclut-elle en citant les paroles de Joseph Pagnol, avant de lui remettre la médaille de la vie associative du conseil départemental du Haut-Rhin.

« Durant ces vingt-six années, et ça, c’est un privilège, j’ai toujours été heureux d’aller à l’école, même si je redoublais chaque année […] Oui, l’école est ma vie ! […] ». Respect, sens de l’effort, rigueur, persévérance, bons sens, solidarité, « ces valeurs, je les tiens de mon père, je les ai transmises à mes enfants et j’ai essayé de les transmettre à mes élèves, tout comme mes collègues ». Aux dires de tous, c’est mission accomplie ! Au revoir, Monsieur l’instituteur, On ne vous oubliera jamais… ont chanté les élèves.


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